La Pentecôte
 
 
La Pentecôte tire son nom du mot grec pentécostès qui veut dire « cinquante », parce qu'elle est célébrée 50 jours après Pâques. Elle célèbre le don de l'Esprit Saint aux apôtres.
 
 
 

Grande fête religieuse chez les juifs et chez les chrétiens.

Chez les juifs, elle est connue sous le nom hébreu de Chavouoth, « fête des Semaines ». Elle est célébrée cinquante jours après la Pâque juive. D’où le nom grec de Pentecôte qui signifie « cinquante ». C’est un pèlerinage d’une journée. On y célèbre le don de la loi au Sinaï.

Chez les chrétiens, la Pentecôte est la célébration du jour où le Saint-Esprit vint remplir les Douze de sa flamme. Il inscrit la loi de la nouvelle Alliance dans les cœurs. Il met fin à la division des peuples. Désormais, animés par le même Esprit, des hommes, parlant des langues différentes, se comprennent et peuvent vivre en communion fraternelle.

L’Esprit confirme la foi des Douze ; il la rend plus forte. Il leur donne le courage d’être des témoins. Tout cela, il le renouvelle pour les chrétiens dans le sacrement de la confirmation.

Réflexion du Père Thibault Van Den Driessche, assomptionniste
Prions en Église du mois de mai 2010 

Quel moment stupéfiant ! Soudain remplis du Saint-Esprit, les disciples proclament les merveilles de Dieu avec feu et dans les langues les plus variées.

À la confirmation, nous recevons l’Esprit en plénitude. Quel souvenir en gardons-nous ? Le geste d’amitié de l’évêque ? Soyons honnêtes. Notre expérience du don de l’Esprit est souvent bien éloignée de la première Pentecôte.

Sans vent, le moulin ne peut broyer le grain et l’éolienne ne peut donner de l’énergie. Sans feu, le bois ne peut s’enflammer et réchauffer la maison. Sans le Souffle saint, l’enthousiasme fougueux des premiers disciples nous manque, l’ardeur brûlante des « nouveaux convertis » nous fait défaut. Nos raisonnements prudents, nos vies trop bien organisées, notre foi ronronnante empêchent le feu de l’Esprit de nous embraser.

Pourtant vivre sous l’emprise de l’Esprit nous rend incroyablement libres. En effet, il ne fait pas de nous des esclaves craintifs, mais nous devenons les enfants du Père de tendresse. Avec reconnaissance, nous l’appelons « Abba, Papa ». Notre foi devient contagieuse !

Toute notre vie peut être renouvelée par de petites Pentecôtes. Bien sûr, l’Esprit nous est donné à la confirmation. Il l’est aussi dans les autres sacrements. Mais nous avons à raviver constamment en nous ce don inépuisable de Dieu.

Invoquons l’Esprit de vérité. Qu’il nous aide à annoncer la Bonne Nouvelle sans compromis et nous défende dans la tentation. Implorons le Consolateur. Qu’il nous réconforte dans les pleurs. Quoi que nous sentions de sa présence, il est à nos côtés chaque fois que nous l’appelons.

 
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