Conseil de la solidarité
 
 
 
 
 

Présentation

Le mot Solidarité a beaucoup été utilisé ces dernières années. On s’aperçoit peu à peu qu’il a lui aussi ses « limites ».

En « milieu » chrétien d’autres mots reprennent du sens et sont réhabilités comme charité, diaconie(1) et fraternité. En effet si la fraternité implique la solidarité, le contraire n’est pas forcément vrai. L’exclusion reflète une absence de fraternité.

Quel que soit le mot utilisé la Parole de Dieu nous le rappelle : la mystique n’est véritable que si elle est active. Quelle est notre ouverture aux problèmes des hommes ? Quel est notre engagement pour un monde meilleur ? Quel est notre partage en faveur des déshérités ? Ce sont les réponses apportées à ces questions qui permettent de juger de notre « religion » et de notre « vie intérieure ». La manière pure et irréprochable de pratiquer la « religion » c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans leur malheur, …(Jc1,27).

À la fin des années 80 l’Épiscopat a créé une instance « non opérationnelle » : le Conseil National de la solidarité. En présence d’un représentant de l’Épiscopat, il permet aux organismes catholiques de solidarité de : se rencontrer, mieux se connaître ; se concerter ; harmoniser les actions, les temps forts, les campagnes, les collectes, … rappeler que la solidarité n’est pas facultative pour un chrétien.

Chaque diocèse a été invité à mettre en place une structure équivalente(2). Le nom, la mission, le fonctionnement et la composition de ce conseil diocésain dépend de l’évêque qui le préside.

Le Conseil diocésain de la solidarité

Chez nous, il se réunit trois fois par an, il est présidé par le Père Herbreteau, y participent (quand il y en a) les responsables diocésains de : ACAT ; Aumônerie des prisons ; CCFD ; Coopération Missionnaire ; Équipes saint Vincent ; Œuvres Hospitalières Française de l’Ordre de Malte ; Pastorale des migrants ; Pax Christi ; Secours Catholique ; Société Saint Vincent de Paul.

Outre la connaissance mutuelle, ce conseil permet de renseigner le Père Évêque sur la situation et l’évolution des diverses pauvretés dans le diocèse et sur la vie et les actions des organismes constitutifs.

Il a aussi pour objectif de sensibiliser les catholiques du diocèse sur la nécessité de s’engager toujours plus au service de l’humain. C’est ainsi qu’ont été organisées fin 2007 les « Assises de la solidarité » qui ont permis de mettre en lumière les trois dimensions indissociables de l’identité chrétienne : la prière, le témoignage de la charité, et l’évangélisation(3).

Aujourd'hui, pour que la solidarité qui existe bien sûr de multiples façons au niveau individuel, prenne, dans les paroisses, au niveau communautaire, autant d’importance que la célébration et l’annonce, le conseil propose aux communautés paroissiales de désigner un « responsable solidarité » comme pour la catéchèse et la liturgie. Pour l’aider, une « lettre de mission » a été élaborée et va être éditée.

Dans un proche avenir le conseil devra se préoccuper de la formation de ces « responsables solidarité », et du type de soutien à apporter aux chrétiens engagés au service de l’homme dans des structures non ecclésiales afin qu’ils se sentent davantage soutenus par l’Église diocésaine. Il est important d’aider les communautés locales à prendre conscience de leur vocation diaconale, en s’organisant et en s’engageant pour la charité, comme elles savent si bien le faire déjà pour le culte et l’annonce. « Il faut que cette charité ne soit pas seulement philanthropie et laissée à l’initiative privée mais qu’elle soit une forme de l’agir chrétien : pas un à côté individuel mais une pratique effective de la communauté ecclésiale ».(3)

Car il ne faut pas oublier que « le témoignage évangélique auquel le monde est le plus sensible est celui de l’attention aux personnes et de la charité envers les pauvres et les petits, envers ceux qui souffrent »(4). Faire ce choix est une condition indispensable pour déployer la mission essentielle de l’Eglise, donc la nôtre, qui est de montrer aux hommes le vrai visage de Dieu, le visage de l’amour : « chaque geste de charité doit rendre visible sa source et ce qui l’oriente. »(3)

Claude Beltrame

(1) – diaconie : service du prochain exercé de manière communautaire et ordonné
(2) - Charte de solidarité de 1988.
(3) – conférence de Mgr Stenger
(4) – JPII

Responsable « Solidarité » d’une communauté paroissiale

Télécharger cette charte

Formation à la solidarité

Le service diocésain de la catéchèse insiste depuis plusieurs années sur la nécessité d'incorporer la solidarité dans l'enseignement catéchétique. En décembre 2009, soixante catéchistes ont travaillé sur ce thème préparé avec la collaboration du Secours Catholique, du CCFD et de la Coopération missionnaire.

Le service diocésain de formation permanente des laïcs propose de donner davantage de place à la solidarité/charité dans la formation pastorale de base ainsi que dans la formation théologique ouverte à distance.

Enseignement social : la formation à la doctrine sociale de l'Église est également à favoriser, notamment « Caritas in veritate ».

Projets

Réalisation d'une fiche sur la diaconie

Diaconia 2013, servons la fraternité 

 
« Celui qui dit : j'aime Dieu et qui n'aime pas son frère est un menteur. » (I Jn 4,20). Cette phrase de saint Jean, signifie qu'être chrétien sans être solidaire est impossible.
(Suite...)
 
À l’Ascension 2013, les 9, 10 et 11 mai, un rassemblement national aura à lieu Lourdes pour mettre en commun tout ce qui a été vécu au cours des deux années précédentes.
(Suite...)
 
Dans la dynamique de Diaconia 2013, le diocèse d'Agen organise un grand rassemblement diocésain à Marmande le 13 mai 2012.
(Suite...)